La semaine de 4 heures : mon avis sur ce livre fondateur

Il y a quelques mois de cela je vous ai présenté un des livres qui a le plus changé ma vie à savoir Père riche père pauvre de Robert Kiyosaki. Il est maintenant temps de vous présenter un des autres livres qui a eu le plus d’impact dans ma vie et probablement dans la vie de beaucoup d’autres personnes : la semaine de 4 heures de Timothy Ferriss. Je sais bien que je ne suis pas très original sur ce coup-là. Vous avez dû en entendre déjà parler plein de fois. Peut-être l’avez-vous même déjà lu. Mais j’aimerais tout de même vous partager mon opinion sur cet ouvrage important, et, pourquoi pas, vous donner envie de le lire si ça n’a pas déjà été fait.

« L’histoire » de la semaine de 4 heures

L’histoire de ce livre (qui n’en est pas une) relate comment Tim Ferriss a pu optimiser sa vie. Lui qui n’aimait pas l’autorité, qui a enchainé des boulots et projets avec plus ou moins (surtout moins) de succès et qui ne souhaitait pas attendre la retraite pour s’accomplir. Il développe dans son livre l’idée de la semaine de 4 heures.

Après avoir travaillé près de 14 heures par jours dans son entreprise de complément alimentaire pour sportif qu’il a crée et qui pourtant lui ramenait beaucoup d’argent, il a un peu pété les plombs et tout plaqué pour des vacances de plusieurs semaines en Europe. Il s’est rendu compte que son business tenait bon alors que ça faisait 3 semaines qu’il n’avait répondu à aucun e-mail de ses clients et fournisseurs. Petit à petit, il s’est mis à développer des habitudes comme ne voir ses e-mails qu’une fois dans la journée ou « out sourcer » une partie de son travail afin de redevenir maitre de son temps.

Il prit conscience qu’il était possible, en appliquant quelques stratégies, de travailler très peu (4 heures par semaines) tout en ayant un style de vie de millionnaire. De prendre des mini-retraites plutôt qu’une grosse retraite à la fin de la vie, etc. Il appelle les personnes avec ce mindset, désireuses de redevenir maitres de leur temps, les nouveaux bienheureux.

Les enseignements de la semaine de 4 heures de Tim Ferriss

Les gens n’ont pas envie d’être millionnaires – ils veulent vivre ce qu’ils pensent que seuls les millions peuvent acheter. [..] Le rêve, ce n’est pas d’avoir un million d’euros en banque. Le rêve c’est la liberté totale de mode de vie que ce million est censé rendre possible.

Tim Ferriss – La semaine de 4 heures.

Ce livre, à la fois un livre de finances personnelles et un livre de « lifestyle », est très riche en enseignements. C’est dans ce bouquin que j’ai lu pour la première fois le principe de Pareto (80/20) que j’applique au quotidien. Mais ça serait très réducteur de limiter ce livre à ce principe. Voici les différents enseignements que vous pourrez trouver.

Loi de Pareto : un des enseignements de la semaine de 4 heures de Tim Ferriss
Loi de Pareto : un des enseignements de la semaine de 4 heures de Tim Ferriss

La loi de Pareto

Bon ok, je suis bien obligé de commencer par celle là pour ceux qui ne la connaissent pas et à quel point elle est importante. La loi de Pareto a été créée par l’économiste italien du même nom qui a constaté que 20 % des causes produisent 80% des effets. Et ce phénomène se retrouve partout. Par exemple, 20% des clients créer 80% des revenus. Évidemment, les proportions ne sont pas exactement de 20 et 80, mais l’ordre de grandeur est correct.

La loi de Parkinson

Moins connue que celle de Pareto, la loi de parkinson nous dit que, en résumant avec mes mots, le temps pour accomplir une tâche prend tout le temps qui lui est alloué. Autrement dit, si vous avez une semaine pour rendre un dossier, vous allez probablement prendre 1 semaine pour le faire. Alors que si l’on vous donne en première instance seulement 2 jours alors ces deux jours auraient probablement suffi.

C’est la juxtaposition de ces deux lois qui a permis, en partie, à Tim Ferriss (mais également d’autres) de se dégager au maximum de son temps.

Le principe des mini-retraites

À quoi bon attendre la retraite à 60, 62, 64, 67 ans dans la mesure où l’on sera probablement trop vieux et en mauvais état pour en profiter pleinement. La retraite, en réalité, n’est bonne que pour les gens qui ne peuvent plus supporter leur travail. Pourquoi, à la place, ne pas faire des minis retraites tout au long de sa vie pour pouvoir apprécier la vie dans de bonnes conditions physiques ?

La relativité de l’argent

L’argent est relatif et le salaire annuel est probablement une arnaque parce qu’il ne laisse pas transparaitre combien la personne gagne en fonction du temps (par heure). Ainsi quelqu’un qui gagne 50 000 € par an, mais qui travaille 1820 heures à l’année sera moins riche (27,50€ / h) que quelqu’un qui gagne 40 000 € par an mais qui travaille 910 heures (44 € /h).

La cure de l’information

C’est également lui qui a démocratisé l’idée selon quoi l’information quotidienne (télévision, magasine) serait par essence nocive (meurtre, attentat, mauvaises nouvelles, incident, etc.) et que diminuer l’exposition à ces sources nocives ne pourrait être que bénéfiques. Et, par les temps qui courent, c’est toujours bien de s’en rappeler.

Le principe des Muses

Pour Tim Ferriss, une muse est une entreprise qui permet de financer le train de vie de son propriétaire. C’est une manière un peu plus moderne de préciser que l’entreprise doit être le plus automatisée possible afin que le propriétaire puisse allouer son temps à d’autres occupations plus passionnantes.

La semaine de 4 heures : Le point de départ d’une remise en question

Pour beaucoup de personnes, moi y compris, la semaine de 4 heures est l’un des premiers livres sur lequel on tombe lorsqu’on commence à s’intéresser au domaine de la liberté financière, de l’indépendance. C’est un livre qui vient nourrir notre réflexion à une étape de notre vie où, en général, on remet déjà en question le mode de fonctionnement de nos sociétés actuelles.

Et en le relisant des années après (parce qu’il a été publié en 2006), on se rend compte qu’il a été précurseur sur énormément de sujets, notamment le digital nomadisme voire même le mouvement FIRE. Même si les prémices du mouvement FIRE date techniquement d’avant, il a, selon moi, démocratisé certains concept comme notamment l’estimation de ce qu’il appelle le Revenu Mensuel Cible ou encore le RQC (Revenu Quotidien cible) pour avoir une estimation grossière de combien on a besoin pour le style de vie qu’on souhaite.

En clair, Tim Ferriss a été un des pionniers pour prouver aux autres qu’un autre mode de vie que le métro-boulot-dodo était possible. Et ça en soit, c’était déjà révolutionnaire. Même si chronologiquement ce n’est certainement pas le premier, c’est probablement celui qui a démocratisé le mieux les concepts qui sont décrits plus haut.

Les critiques de la semaine de 4 heures

Est-ce que la semaine des 4 heures de Tim Ferriss est pour autant parfait ? Évidemment que non, il a des défauts. On peut en réalité lui reprocher plein de choses. La critique qui revient souvent et que j’entends encore aujourd’hui est en rapport avec le titre du livre. La semaine de 4 heures. Beaucoup reprochent à l’auteur le postulat du livre. De travailler 4 heures et d’avoir une entreprise à côté n’est pas possible. Mais à cela, je leur répondrai que ce n’est pas vraiment le sujet. Le sujet primordial du livre c’est de se dégager du temps. Pas de travailler 4 heures par semaines.

Ce livre est en réalité une bouffée d’oxygène qui nous permet de sortir un peu la tête du guidon et de voir comment il est possible de réagencer sa vie pour regagner la maitrise de son temps pour pouvoir s’épanouir. Par conséquent, ce n’est pas le chiffre de 4 heures par semaines qui est important. C’est tout simplement le temps que vous allez pouvoir récupérer en appliquant certains principes de ce bouquin.

Bref, ça semble être ça les critiques qui reviennent le plus souvent. Une vision absolument idyllique (et donc impossible) de la vie professionnelle. Mais heureusement, on sait, maintenant, avec un peu de recul que c’est possible. Plein de personnes l’ont fait et je peux en témoigner tout du moins en partie.

Mes critiques de la semaine de 4 heures

En ce qui me concerne, les reproches que je lui ferais concerneraient la partie « Muse ». Pour rappel, une muse, pour Tim Ferriss, est une entreprise qui gagne de l’argent. Cette partie de création de muses est pour ainsi dire très sommaires, c’est un peu comme si on disait « débrouillez- vous mais vous devez avoir une source de revenu qui rapporte de l’argent ». Pour cela, il faudra se tourner vers d’autres livres.

J’aurais pu également émettre une critique sur toute la partie out sourcing, Tim Ferris détaille comment il s’est entouré d’assistant pour automatiser certaines parties de sa vie. Bien que sur le papier ça a l’air d’être efficace je doute quand même que ça soit si simple et fluide que ça.

Et enfin, la dernière critique que je pourrai dire sur ce livre concerne la partie concernant les salariés. Tim Ferriss détaille dans son livre des astuces pour pouvoir négocier avec son entreprise du télétravail. Même si le télétravail est vraiment un sujet d’actualité j’ai tout de même du mal à croire que ces conseils puissent être appliqués. Donc, bien qu’une grande partie des conseils prodigués par ce livre peuvent s’appliquer au grand public, je pense qu’un certain nombre ne sont valables que pour les entrepreneurs. Mais évidemment, tout est possible et des salariés auront peut-être réussi à négocier des conditions de travail très avantageuses.

La semaine de 4 heures, prémices du digital nomadisme ?
La semaine de 4 heures, prémices du digital nomadisme ?

La semaine de 4 heures : un livre à lire à différentes étapes de sa vie.

Pour terminer sur une note plus personnelle, j’ai lu le livre de Tim Ferriss deux fois et j’ai été amené à le relire une troisième fois à l’occasion de la rédaction de cet article.

La première fois que j’ai lu la semaine de 4 heures :

C’était il y a environ 10 ans, j’étais en plein questionnement sur mon avenir.Ce n’est pas une surprise, ça a été un « eye-opener ». Je voulais moi aussi avoir ce style de vie. Je n’avais qu’un objectif, c’était de trouver moi aussi ma muse (dans le sens entrepreneurial du terme) qui allait pouvoir me permettre de vivre et de mener une vie un peu plus sympathique qu’un métro-boulot-dodo pendant les 50 prochaines années de ma vie.

La deuxième fois que j’ai lu ce livre

C’était il y a 3 ans maintenant, j’avais nourri ma réflexion avec une quantité d’autre ouvrage dans la même veine. Je me suis plongé dans la relecture de ce livre, et je dois avouer que j’ai été plutôt déçu. Bien que les enseignements qu’ils prodiguaient étaient toujours « vrais », j’ai trouvé qu’ils étaient un peu désuets et que le livre avait globalement mal vieilli.

La troisième fois que j’ai lu la semaine de 4 heures

Nous sommes en 2020, j’ai évolué dans mon parcours et je n’ai jamais été aussi proche de ce mode de vie. Et je suis vraiment surpris de redécouvrir ce livre. Certaines phrases qui semblaient, anecdotiques, ont désormais beaucoup plus de sens à mes yeux. Et je me rends compte qu’il y a un deuxième niveau de lecture (en tout cas pour moi) avec des enseignements qui aujourd’hui m’aident davantage à me rapprocher des objectifs. Alors cette troisième relecture qui devait être, un simple survolage pour me remettre l’ouvrage en tête, va plutôt se transformer à une lecture assidue pour essayer de récupérer tout les enseignements.

En conclusion sur la semaine des 4 heures de Timothy Ferriss

Alors vous l’aurez compris, je ne peux qu’encore une fois recommander cet ouvrage. Si vous n’avez jamais lu la semaine des 4 heures de Tim Ferriss, et que vous y alliez avec un avis neutre, je vous invite à garder un esprit ouvert (mais critique) et de vous empreignez des enseignements de Tim Ferriss. Si vous ne l’avez toujours pas lu et que vous connaissez les grandes lignes de ce qui se dit dans ce livre, je vous invite tout de même à le lire pour avoir votre propre avis sur l’ouvrage.

Et si vous l’avez déjà lu, peut être qu’avec une relecture vous aurez un nouveau niveau de lecture comme je l’ai eu. Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à partager votre opinion sur ce livre qui, je le sais, divise. Soit on adore, soit on déteste. Mais de mon côté, c’est clair et net, j’apprécie beaucoup ce livre et je suis reconnaissant à Tim Ferriss d’avoir permis une autre vision du monde.

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Photo par Austin Distel sur Unsplash

3 Comments

  1. Bonjour,

    De mon avis, ce livre est inintéressant.
    Il passe son temps à donner des témoignages sans intérêts, sans réellement aider les gens à avoir une semaine de 4 heures.

    Aucune piste pour créer une entreprise, aucune idée de business, le livre n’a aucun fond si ce n’est « Regardez moi j’ai réussi ».

    Et je pense que sur les millions de lecteur il a du aider moins de 1% des lecteurs, la plupart sont retournés au boulot le lendemain sans rien changer à leur vie.

    • Comme je l’ai dis, le livre divise :p Autant sur la création d’entreprise je suis entièrement d’accord, autant sur les autres points tu y vas peut être un peu fort. Mais c’est peut être que je ne suis pas très objectifs ! Merci d’avoir commenté en tout cas.

  2. Comme toujours, super article, qui résume bien le livre et l’impression que j’en ai eue en le lisant, tout en remettant cela dans le contexte de son écriture 👍

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